Ballon Solaire

Le ballon solaire permet de capter la lumière du soleil et ensuite de réchauffer l’eau que vous pouvez utiliser dans votre logement pour l’eau sanitaire.

Le fonctionnement du chauffage solaire est on ne peut plus simple. Des panneaux solaires, des capteurs plans ou à tubes sous-vide sont installés dans votre jardin ou bien sur votre toit. Ils contiennent un fluide caloporteur qui va chauffer naturellement sous l’action des rayons du soleil et qui va ensuite être diffusé :

  • à un ballon couplé à votre chaudière : c’est la configuration la plus simple et la plus fréquente car elle ne nécessite de changer ni vos radiateurs ni votre chaudière. Le chauffe-eau solaire va préchauffer l’eau qui sera transmise à votre chaudière pour finir d’être chauffée à la température d’eau chaude que vous souhaitez,
  • à un ballon d’eau chaude seul : ce système, qui n’oblige pas à changer la chaudière et les radiateurs nécessite en revanche l’installation d’un ballon de production d’eau chaude de volume très important. L’eau chauffée par les capteurs ou panneaux solaires arrive au ballon où elle finit d’être portée à bonne température par une résistance électrique.
  • à un plancher direct solaire : également appelé plancher chauffant. Le sol de votre habitation doit alors être constitué d’une dalle de béton contenant un circuit d’eau chaude diffusant continuellement de la chaleur dans votre habitation. Cette installation est possible à réaliser pour une construction neuve ou dans le cadre d’une grosse rénovation où tous les sols doivent être refaits.

Misez sur l’énergie naturelle du soleil pour bénéficier d’une eau chaude de qualité ou bénéficier d’un système de chauffage écologique peut être très rentable tant au niveau de la préservation de la nature (réduction des gaz à effet de serre) que de votre porte-monnaie (économies sur vos factures d’énergie garanties!). Les frais de maintenance et d’entretien, une fois l’installation effectuée, sont quant à eux minimes. 

Néanmoins le chauffage solaire a ses limites : il ne peut fournir que jusqu’à 70 % des besoins en eau chaude de votre habitation et jusqu’à 50 % de ses besoins en chauffage. Par ailleurs, l’investissement de base peut être très important selon le système que vous aurez choisi et des travaux parfois importants doivent être engagés.

Le chauffage solaire à l’instar de tous les autres systèmes énergétiques basés sur l’utilisation de l’énergie solaire peut se révéler très rentable à moyen terme.
Ceci est facile à imaginer vu que les seuls coûts qu’on y a à supporter sont les coûts d’installation et des frais d’entretiens minimes pour une durée de vie moyenne de 20 ans.

Selon la région ou vous trouvez, un système de chauffage solaire pourra couvrir entre 40 et 60% de vos besoins énergétiques.

Le prix de revient d’un chauffage solaire dépendra de plusieurs facteurs :

  • le type d’installation que vous aurez choisie (panneaux solaires, capteurs plans, tubes sous-vide…),
  • la surface de l’habitation à équiper,
  • l’isolation du logement (pour les besoins en chauffage),
  • le nombre d’habitants du logement (pour les besoins en consommation d’eau chaude sanitaire),
  • la situation géographique du logement et son degré d’ensoleillement.

    Pour vous équiper efficacement vous pouvez prévoir un budget de 3000 € à 6000 € pour un chauffage solaire thermique et de 8000 € minimum pour un système combiné. En général, il faut compter aux alentours de 1000 euros par mètre carré installé, en sachant qu’il faut en moyenne 1 mètre carré pour chauffer 10 mètre carré de logement dans une zone passablement ensoleillée comme l’Ile de France.

Dans le cadre de l’aide au développement des énergies vertes, l’état a mis en place plusieurs aides pour vous aider à financer l’installation d’un chauffage solaire dans le cadre de vos travaux de rénovation énergétique. Vous pouvez bénéficier :

  • des aides locales/régionales : pour savoir si des aides locales ou régionales sont disponibles dans la zone géographique du logement que vous souhaitez équiper, renseignez-vous auprès de votre Métropole, votre département ou votre Région. »
  • de la prime énergie pour le chauffage solaire : si votre logement est construit depuis 2 ans et que vous faites réaliser vos travaux par des professionnels agréés,
  • de MaPrimeRénov .
  • de la TVA réduite à 5,5 % sur l’équipement et la main d’œuvre de votre installation.

Enfin, il faut savoir que parce qu’il ne produit de l’énergie qu’en fonction de l’ensoleillement dont il bénéficie, le chauffage solaire ne peut satisfaire qu’une partie du chauffage d’une habitation. C’est pourquoi il est conseillé de coupler ce type de chauffage avec une autre source d’énergie pour créer un système de chauffage bi-énergie. Pour la production d’eau chaude vous pouvez opter pour une chaudière électrique, à gaz ou pour une pompe à chaleur. Pour le chauffage vous pouvez utiliser des radiateurs électriques ou des chauffages d’appoint indépendants.

Le CESI est basé sur l’exploitation une énergie non polluante, gratuite et renouvelable : le soleil. Son fonctionnement ne rejette pas de CO2 dans l’air.

Où que vous habitiez sur l’hexagone, une étude de faisabilité et de potentiel de rendement est intéressante à réaliser.

En hiver, un CESI couvre environ 50 à 80 % de vos besoins en eau chaude sanitaire. Mais vous ne tomberez pas en panne d’eau chaude, car l’installation prévoit un appoint par une seconde énergie (électricité, gaz, fioul, pompe à chaleur). L’été, vous pourrez vous passer complètement de votre chaudière.

En 2020, l’état propose une aide financière pour l’installation de votre CESI, si vous faites appel à une entreprise certifiée RGE. Les économies réalisées par l’utilisation de l’énergie solaire gratuite, permettent un retour sur investissement sur 10 ans en moyenne, ainsi qu’une bonne rentabilité sur 20 ans (source ADEME).

Contrairement aux panneaux photovoltaïques destinés à la production d’électricité solaire, les CESI sont faciles à recycler. Seul le liquide caloporteur, présent en petite quantité, est un produit nécessitant un traitement spécifique, en fin de vie.

Les études de l’ADEME montrent que les capteurs thermiques de qualité durent de 20 à 30 ans, le ballon d’eau chaude de 15 à 20 ans, le circulateur et la sonde environ 10 ans.